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T’arrive-t-il d’avoir honte de ton projet ? Trouves-tu qu’il fait quand même un peu pitié ?

Si tu as parfois tellement honte que tu n’oses même pas parler, autour de toi, de ton activité sur le web, cet article est pour toi.

Je viens de me lancer dans l’entreprenariat. Cela fait un mois et je n’ai TOUJOURS PAS reçu le prix nobel d’économie. Pourtant, à mon humble étonnement, je me sens la grande maturité émotionnelle d’avoir dépassé ce sentiment poisseux de honte. Car j’ai déjà fait un bout de chemin dans mon rapport à ma légitimité à m’exprimer sur internet (je tiens 2 autres blogs depuis plus de 2 ans).

Je suis pourtant familière du sentiment d’être une écervelée délirante qui n’attirera jamais ni gloire ni richesse (ni tout simplement de quoi me sentir légitime à vivre de mes passions), et de la honte lancinante qui peut aller avec. Petite chose misérable toute seule dans mon coin. Pour qui me suis-je prise à vouloir changer quoi que ce soit ?

Dans cet article, je vais te partager 7 réflexions pour prendre du recul…

AVOIR HONTE DE SON PROJET

1. Félicitations  !!

Déjà, je te félicite, parce que malgré cette honte lancinante qui te donne envie de te cacher dans ton petit trou, derrière ton écran, et de errer sur youtube plutôt que de continuer à travailler sur ton projet pitico-pathétique… Et bien, tu t’es lancé quand même ! Et si ça se trouve, tu continues même à écrire sur ton blog, à lancer des offres pour ton business, à trouver lecteurs et clients, et le nombre d’abonnés à ta newsletter continue mine de rien à augmenter (et 2 abonnés par mois en moyenne, j’ai fait le calcul, au bout de 10 ans, ça fait plus de 1000 abonnés ! (oui, moi et le calcul mental, c’est vite fait hein…) Imagine un peu… la gloire !)

2. Ça peut mettre des années

Es-tu pris de sueurs froides à chaque fois que tu postes un nouvel article, un nouveau produit, une nouvelle vidéo, une oeuvre d’art qui te semblait si géniale deux secondes plus tôt… et que tu te retrouves face à ce constat cuisant d’échec : dix minutes plus tard, toujours zéro partage sur twitter ?

Alors oui, toi aussi tu as lu ET cru les pubs sur Facebook, les blogs à succès : il existe une recette miracle quelque part qui va te donner les clés d’un blog vénéré par des milliers de commentaires quotidiens, d’un business florissant qui te permettra de siroter ta grenadine les pieds dans l’eau pendant que tes produits se vendront dans ton dos, sans que tu n’aies plus rien à faire…

Et OUI c’est vrai, il y a des méthodes qui marchent, des trucs à acquérir, pour faire son chemin sur le web… Marketing, SEO, newsletter… Il y a des outils qui aident à se faire connaitre, et/ou à augmenter son chiffre d’affaires.

Ceci dit, ne te laisse pas avoir. Le seul vrai secret est le suivant: la persévérance.

persévérer pour atteindre son but

Et puis, la grenadine à vie, quel intérêt ?

3. C’est ce que tu apprends sur toi qui compte

Je sais, ça risque de faire gnangnan, mais je me sens missionnée, par la grande chamane qui sommeille en moi (d’ailleurs, elle ronfle), de le dire. Parce que c’est fondamental. Tous les créateurs te le diront. Je te le dis. Si ça se trouve, tu te le dis déjà à toi-même, que tu en aies ou non pleinement fait l’expérience. Comme dans tout processus de création, tu apprends plein de trucs sur toi et sur ton fonctionnement. Tu fais face à des blocages dont le dépassement te fait grandir. Et quelle que soit l’issue de ton projet, tu en ressors grandi.

Certains n’auront jamais honte de leur projet, car ils ne passent pas par les mêmes peurs et blocages, tout simplement. Ils auront d’autres leçons à apprendre. Genre « comment gérer ma gloire et ma richesse fulgurantes sans perdre une connexion authentique avec les autres ? »

Chacun ses leçons de vie.

Alors tant que tu chemines « en conscience », c’est-à-dire en acceptant et en restant à l’écoute de tes émotions, y compris ce sentiment d’être tout-nul-tout-ridicule, tu es sur la bonne voie.

4. Le syndrome de l’imposteur, tu connais ?

Moi je le connais. Je vais te dire ce que c’est : c’est cette tendance en apparence stupide mais diablement limitante à minimiser tes compétences et tes réussites. C’est la certitude que tu n’es pas à ta place, et que les autres vont s’en rendre compte (si ce n’est pas déjà fait).

C’est, sous prétexte qu’il y aura toujours meilleur que toi, insister sur le fait que tu es un gros caca incompétent.

Tu peux le faire à voix haute, et ça peut attirer : la pitié, l’agacement, la confirmation extérieure que tu es bel et bien un gros caca… Parfois, c’est vrai, ça attire la sympathie. D’autres fois, ça attirera des « mais non, t’es pas un gros caca » pleins de bienveillance… Auxquels tu ne croiras pas, à cause de ce bougre de symptôme de l’imposteur. Dans la majorité des cas, ça n’attire pas l’envie de travailler avec toi et/ou d’acheter ton produit et/ou de continuer à te lire. Ça agit plutôt comme un répulsif. Ce syndrome est en effet accompagné d’un package de pensées limitantes auto-réalisatrices.

Je n’ai pas d’antidote pour vaincre le syndrome de l’imposteur. C’est quelque chose de profond.

Si tu as la vague impression de te reconnaitre et que tu veux en savoir plus, j’ai fait une vidéo sur le sujet pour mon blog d’écrivain. J’y explique mon expérience de ce syndrome, et 4 prises de conscience qui m’aident à le dépasser. La voici :

5. Es-tu bien entouré ?

Si tu as honte de parler de ton projet, et bien, n’en parle pas à tout le monde ! Je suis sérieuse. Pas la peine par exemple d’en parler à ton frère si tu sais qu’il va encore se moquer de tes « mignonnes lubies », tout en te rappelant tes échecs passés comme signes de « c’est pour ton bien si je te dis que tu fais pitié ». Pas besoin de tout afficher sur ton profil public sur Facebook non plus, si les 3/4 de tes « amis » s’en contrebalancent, de ton projet. Tu peux commencer par tâter le terrain en rejoignant des communautés en ligne, des groupes sur Facebook, ou autres. Un lieu que tu sais bienveillant et non jugeant, dans ton secteur d’activité. Et où, accessoirement, tu pourras récolter de précieux conseils de pairs.

Oui, la sortie de zone de confort est nécessaire. Non, elle n’a pas besoin de se faire dans la violence.

6. Bienveillance

Tout bon gourou de développement personnel te le dira : la bienveillance, ça commence toujours par soi-même.

En tant que maman qui essaie d’élever ses enfants dans la bienveillance, sans punir, sans violence, sans crier (hum…), dans l’écoute, etc, je peux te confirmer ce que j’expérimente chaque jour : si je suis bienveillante avec moi-même, je le suis spontanément et joyeusement avec mes enfants.

Es-tu bienveillant avec toi-même, pour pouvoir ensuite l’être avec ton petit bébé de projet ?

Et pour certains d’entre nous, c’est tout un apprentissage, de ne pas s’auto-insulter à chaque pet de travers (voir point 3 : c’est ce que tu apprends sur toi qui compte).

bienveillance envers soi-même

7. Fais une pause

Lorsque tu es dans un de ces trous improductifs d’auto-dépréciation et de honte suprême, je te conseille de faire une pause. C’est OK. Des hauts, des bas, tu en auras encore et encore. Si tu es dans un bas, autorise-toi à mettre ton projet de côté, puisqu’il te fait te sentir mal. D’ailleurs, tout te fait te sentir mal, dans ces moments, non ? C’est peut-être un signe qu’il est temps de ralentir, de faire quelque chose pour toi et rien que pour toi, sans idée de productivité derrière. Lire un roman, regarder une série, aller te balader, cuisiner (de manière plus élaborée que l’ouverture d’un paquet de chips et la mise en route d’une machine à café), faire du sport, ou que sais-je qui te plait et qui te recharge (scroller l’air hagard sur ton mur Facebook, je ne suis pas sûre que ça recharge). Ah, et dormir de temps en temps, c’est bien aussi. (Je sais que tu sais que je sais que tu sais.)

The flow will be back.

Conclusion l’air de rien

J’espère que cet article t’a plu ! À l’heure où je l’écris, la page Facebook de Ton Site, Ta Voix a 10 mentions j’aime. Ça fait un peu pitié. Mais aujourd’hui, je m’auto-applique les préceptes que je t’ai partagés dans cet article. Dit autrement : je parviens à ne plus confondre ma valeur avec la popularité de mes projets sur internet. Ceci dit, si tu allais liker ma page, ça me ferait grandement plaisir 😉

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