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J’ai longtemps eu une allergie assez épidermique à tout ce qui ressemblait de trop près au webmarketing. D’une manière inattendue (c’est-à-dire que je ne m’y attendais pas, tadam !), j’ai récemment fait la paix avec le webmarketing. Enfin, dans sa version gentille, bien sûr… Je te raconte comment dans ce nouvel article. Indice : ça concerne la relation à l’autre.

j'ai fait la paix avec le webmarketing

Un petit rappel : d’où je viens

Je l’ai déjà évoqué plusieurs fois dans ce blog, y compris dans mon précédent article (Trouver des clients sur internet : je teste le NO-webmarketing) : lorsque j’ai eu l’idée de me lancer en tant que webdesigner freelance, j’ai failli ne pas le faire rien qu’à l’idée qu’il allait falloir dépenser de l’énergie à “me faire connaitre”.

Rien que cette idée m’épuisait.

J’en étais arrivée à la conclusion que je détestais le webmarketing, parce que j’avais déjà, par le passé, échoué deux fois à devenir une star sur internet en trois jours (non-succès fulgurant de mon premier roman auto-édité, non décollage immédiat de la popularité de mon blog de maman).

En réalité, avec le recul, je n’ai échoué à rien du tout. J’étais juste un peu trop pressée, naïve, et pas du tout formée (en communication, en référencement, en auto-édition, etc). J’ai fait beaucoup d’erreurs, et ça a mis plus de temps, de découragement et de flops que prévus. Mai j’ai énormément appris, autant techniquement que sur moi-même, et je ne regrette aucun de ces flops.

Ok, peut-être un ou deux…

Mes jugements sur des techniques de webmarketing trop agressives à mon gout

Il m’est quelques fois arrivé d’arrêter de suivre de trop près des blogueurs ou entrepreneurs en ligne dont j’appréciais le contenu, simplement parce que je m’étais sentie agressée par des “inscris-toi à ma formation avant ce soir sinon ta vie sera pourrie, mais bon tant pis pour toi, ton libre arbitre t’appartient, après tout“.

J’ai souvent quitté des sites internet, dont le contenu m’intéressait pourtant, à cause d’un pop-up en plein visage qui m’a soulé, surtout les fois où je n’arrivais même pas à le refermer sur le téléphone (vous savez, le pop-up maudit qui remonte quand on scrolle…).

J’ai cru halluciner, un jour, en tombant sur un site qui, carrément, enjoignait obligeait à s’inscrire à la newsletter si on souhaitait visiter le site. C’était un site pour devenir un artiste talentueux et riche, quelque chose dans le genre. J’imagine que j’avais vu passer le lien via une pub Facebook… Oui, j’avais cliqué dessus. Chacun ses faiblesses. Ça avait dû appuyer sur ma peur d’être une artiste ratée. Le créateur de ce site était très doué en webmarketing, je dois le reconnaitre. Quant au contenu du site, je ne sais pas, je suis partie. Mais, je l’avoue, j’ai hésité… Et ma carrière d’artiste en a pris un sacré coup.

Je lis très rarement les newsletters des sites dont je me suis abonnée pour recevoir un pdf gratuit (pdf que je lis rarement, d’ailleurs). Le plus souvent, je me désabonne après trois mois à supprimer automatiquement les emails sans les avoir lus. Ça peut paraitre « rien », mais c’est de la pollution, tous ces emails qu’on ne lit pas.

Pourtant…

Pour nuancer, après avoir côtoyé virtuellement des entrepreneuses du web, j’ai moins de jugements sur ces techniques.

D’une part, et bien, parce qu’elles fonctionnent, ces techniques. C’est tout de même une raison valable pour y réfléchir.

D’autre part, parce qu’on peut absolument utiliser ces outils sans faire de forcing, sans mentir ou vendre de l’illusion, sans appuyer là où ça fait mal pour vendre.

exemple d'ebook webmarketing tu es moche

Par ailleurs, quand on est entrepreneur sur le web, on a besoin d’avoir des clients, donc de se faire connaitre, donc de mettre en place des outils pour cela, d’avoir un minimum de stratégie commerciale. Je le sais, je l’ai assez expérimenté via des flops intersidéraux pour te le certifier : en général, sans ces outils pour se faire connaitre, il est plus long et hasardeux de réussir à percer sur le net.

J’ai accepté que l’on pouvait utiliser le webmarketing en restant authentique. Je suis intransigeante sur l’authenticité. Du coup, rassure-toi, si un jour j’essaie de te vendre un truc, je prendrai mes gros sabots, et je te rassurerai trois fois avant : tu es et resteras resplendissant, que tu achètes mon produit ou pas.

Et enfin, j’ai moins de jugements, parce que juger, c’est méchant.

Bouh !

Souviens-toi comme je t’ai mis l’eau à la bouche en début d’article, en te parlant de relation à l’autre…

Comment j’ai vraiment fait la paix avec le webmarketing

Ça y est, j’y arrive. Depuis le début de cet article, je t’ai surtout expliqué comment et pourquoi je suis devenue plus tolérante et moins allergique au webmarketing, tant qu’il est utilisé de manière gentille et pas agressive pour ma sensibilité de bisounours en manque d’harmonie sur Terre. Alors, comment ai-je surmonté mes derniers blocages ?

Grâce à mes clientes !!!

Oui, c’est en accompagnant des clientes dans leur réflexion, sur la construction ou la refonte de leurs sites internet, sur leur manière de se présenter, sur les messages qu’elles souhaitent faire passer, sur les objectifs de leur site… que je me suis rendue compte que j’étais totalement en train de les aider, en partie, dans la mise en place de leurs stratégies de webmarketing. Et j’adore ça !!!

Haha, ça par hasard, quand c’est pour conseiller les autres, je n’ai plus aucun problème avec le webmarketing ^^

Parenthèse qui en dit long : lorsque j’ai lancé Ton Site, Ta Voix, j’avais prévu de n’offrir que des prestations techniques de design pur. Genre, je ne voulais m’occuper que de détails techniques et visuels. Aujourd’hui, 6 mois après m’être lancée, je me rends compte que ce n’est pas ce que mes clients recherchent en premier lieu, qu’ils le conscientisent ou pas. Travailler sur son site internet, c’est l’occasion de réfléchir à son image, à ses messages, à qui on s’adresse… Une prestation de webdesign accompagne forcément cette mutation en profondeur, c’est presque inévitable.

Comme quoi, je l’expérimente encore et encore, l’entreprenariat n’échappe pas à ce constat : c’est en se lançant, en testant, en réajustant si besoin, que notre voie s’affine ! Sans oublier de s’amuser, bien sûr 😉